Militants, sympatisants, discutons du futur…

L’exécutif du Parti Québécois Outremont invite ses militants et sympathisants souverainistes le 30 avril au ÉM Café a 18h00 (5718 av. du Parc, Montréal) pour un 6@8 pour discuter, entendre et écouter les militants sur la strategie que devrait se donner le mouvement souverainiste et anti-libéral.

Le Parti Québécois, ce sont ses militants et ce sont à eux que nous voulons donner la parole sans attendre que les candidats à la chefferie ne se positionne.
Nous avons besoin d’un débat de fond c’est à cela que nous invitons les sympatisants.

L’exécutif PQ Outremont

 

Et Maintenant ?

Le résultat des dernières élections a ceci de bénéfique qu’il impose une réflexion de fond sur la stratégie que doivent se donner les souverainistes. L’ampleur de la défaite nous économise les discussions sur la tactique et la communication de la campagne. Même si elle a été désastreuse, même si le bilan du gouvernement a été excellent, une campagne parfaite n’aurait rien changé a l’issu.
Le Parti Québécois n’a pas réussi en 2012 à avoir un gouvernement majoritaire face a un PLQ corrompu, un bilan économique et social honteux, des reculs du Québec dans tous les domaines.
Pire, le PQ est balayé après 18 mois de d’excellence gouvernance, de saine gestion et de lutte contre la corruption face a un PLQ sans projet, avec le chef le plus inepte à réclamer la confiance des citoyens.
On serait tenté d’abandonner, de rejeter la faute sur des québécois peureux, sur les medias hostiles, sur la malhonnêteté des libéraux et laisser par dépit les québécois se débrouiller.

DrapeauxBerne

Mais le Québec s’inscrit dans une histoire et nous avons le devoir de continuer à lutter pour un Québec francophone, vivant, en Amérique du Nord, non seulement au nom des Québécois qui nous ont précédé, mais aussi envers toute la francophonie qui a besoin d’un Québec debout.

Nous avons surtout le devoir d’analyser sans complaisance le pourquoi du rejet du PQ, qui n’est pas celui de l’affirmation national et voir comment faire en sorte que le Québec soit de nouveau maitre de son destin.

Quelques constats…
1. Les électeurs, à notre grande déception, nous on dit qu’ils étaient et seraient toujours suspicieux envers un parti qui faisait de la souveraineté sa raison d’être.
Chaque initiative est et sera toujours considéré comme une manœuvre pour mettre en œuvre son sombre dessein.

On entend parfois que le PQ nuit à la souveraineté et que la souveraineté nuit au PQ… Est-ce si faux?

2. Il est démontré hors de tout doute que jamais un parti qui veut défendre le Québec ne pourra devenir majoritaire face à un Parti Libéral qui part avec 20 points d’avance quoiqu’il arrive si les partis antilibéraux ou souverainistes sont divisés.

3. Jamais dans l’histoire récente l’identité québécoise n’a été autant en danger ; en particulier sur la langue. Contrairement à bien d’autre pays qui ne doivent faire face ‘qu’aux’ problèmes économiques et sociaux, le Québec doit livrer en plus tous les jours un combat existentiel face au Canada prédateur. Chaque jour passé à ne pas défendre l’identité du Québec est un jour gagné par le projet d’assimilation.

4. Il existe chez un nombre important d’électeurs une allergie viscérale au Parti Québécois qu’aucun bilan gouvernemental ou positionnement ne pourra guérir, quant bien même ils en apprécieraient le bilan.

5. Les québécois, de nature conservateur, et donc emprunt d’un certain conformisme n’adhéreront pas massivement à un projet de société ou d’état novateur qui remet en question l’ordre établi, en l’occurrence le fédéralisme Ottawa.
Dont acte. Il faut donc changer d’approche et remettre le poids de la preuve au fédéralisme qui est celui qui veut finalement changer la nature du Québec ; langue, multiculturalisme, etc…

6. La défense de la nation et de l’identité québécoise peut se faire en dehors de projet exclusivement voué à la souveraineté.

7. La personnalisation à l’extrême des campagnes et les expériences passées montre qu’il faut que les projets politiques soit portés par une personnalité forte à laquelle les québécois font confiance et qui peut leur permettre de dépasser leur peurs et surtout sublimer leur potentiel.

Aussi, de ces constats, on peut associer quelques suggestions à discuter…

  1. Le Parti Québécois devrait abandonner son article 1 pour le remplacer par la défense de l’identité nationale du Québec, en particulier la langue.
    Il faut mettre le peuple face a ses responsabilités ; il est trop facile de voter contre le PQ parce qu’il veut faire un referendum et qu’on veut lui donner une leçon.
    Un parti, c’est fait pour gouverner selon des principes et ce sera le peuple qui, s’il le souhaite et le veut, fera connaitre sa volonté de se donner un pays ou non.
    Plus de campagnes électorales faciles pour les libéraux, ça fait rêver…
  1. Les partis antilibéraux (QS, CAQ, PQ) devraient se mettre d’accord pour organiser des primaires dans toutes les circonscriptions pour avoir des campagnes 1 contre 1 face aux libéraux.
    C’est une solution facile qui peut se réaliser pour les prochaines élections; il suffit que les partis s’organisent, qui ne demande pas une reforme bien improbable du mode de scrutin et qui permettrait d’avoir une meilleure représentation à l’assemblée nationale.
    Il faut arrêter de faire des soustractions et recommencer à s’additionner.
    Les francophones et nationalistes enfin rassemblés dans leur diversité pour sortir les libéraux, ça fait rêver…
  1. La défense de la langue et des intérêts et valeurs du Québec doivent être défendues avec toute la détermination possible, sans complexe, face à un parti qui s’est fondu avec le multiculturalisme canadien et qui n’a plus l’intérêt du Québec comme guide, mais celui du Canada uni.
    Les libéraux et autres forces fédéralistes seraient mis devant leurs contradictions et ne pourront plus cacher à la population soit leur impuissance à défendre le Québec, soit leur volonté consciente de ne pas vouloir le défendre.
    Tous les francophones qui prennent enfin conscience de leur existence, vent debout contre l’assimilation, ca fait rêver
  1. La PQ pourrait décider de changer de nom en même temps que d’objectif pour créer une dynamique et avoir une chance de fédérer les nationalistes qui voient dans le PQ un refuge pour babyboomer attardés.
    Un parti qui attire de nouveau et qui propose un projet collectif, ca fait rêver…
  1. Les québécois sont en défense… On aurait aimé une équipe d’attaque, mais le Québec sait défendre.
    Il a réagit négativement au changement vers la souveraineté, soit.
    Il faut le convaincre qu’il doit réagir a la volonte du fédéralisme canadien d’assimiler et de folkloriser le Québec, comme il l’a fait avec les autochtones et les francophones hors Québec.
    Il faut que les québécois prennent conscience que le Québec joue sa survie et que le rapport de force est inévitable pour conserver sa langue et donc sa culture propre.
    L’esprit de résistance au service d’un peuple, ca fait rêver…
  1. L’avenir national doit maintenant être remis dans les mains du peuple. IL décidera en fonction des évènements ce que doit être le Québec, IL saura faire pression sur ses dirigeants le moment venu.
    Un peuple qui décide de son avenir en toute liberté, ca fait rêver…
  1. Et potentiellement il décidera de suivre une personnalité forte et rassembleuse comme l’ont été René Levesque, Lucien Bouchard et Pariseau

Il faudra dans les prochains mois discuter franchement de la stratégie que nous voulons nous donner.
Sans tabou.

Nicolas D.

Note : Les pages opinions sont ouvertes aux adhérents et sympathisants du PQ Outremont et n’engagent pas l’exécutif.

Lancement de campagne de Roxanne Gendron, Samedi 15 Mars 20h

Roxanne Gendron lancera sa campagne, le samedi 15 mars, à 20h, à L’Autre Bar, 278 avenue Laurier ouest (coin avenue du Parc).
Candidate en 2012, Roxanne Gendron connaît bien les enjeux de la circonscription d’Outremont.
La saine gestion de nos universités, l’avancement de l’enseignement supérieur, la défense de notre culture et la construction de logements pour permettre aux familles de résider à Montréal sont au coeur de ses priorités.
Détentrice d’une maîtrise en sciences biomédicales de l’Université de Montréal, Roxanne Gendron est coordonnatrice de recherche à l’Unité de cardiologie foetale du CHU Ste-Justine.
Résidente d’Outremont et mère de trois enfants, Madame Gendron a toujours été très engagée dans la communauté d’Outremont et de Côte-des-Neiges.
Roxanne Gendron croit dans l’affirmation d’un État québécois laïque uni autour des valeurs d’égalité entre les hommes et les femmes.
Intéressée par l’éthique, elle est convaincue que le Parti Québécois est le seul capable de donner un élan de prospérité pour l’ensemble du Québec, tout en assurant une plus grande justice sociale pour tous les Québécoises et les Québécois.

Roxanne Gendron invite tous les électeurs à venir échanger avec elle pour construire un
Québec plus prospère, plus fort, plus indépendant et plus accueillant.

Elle vous donne  rendezvous à L’Autre Bar, samedi 15 mars, à 20h.

Marie-Josée Cardinal, responsable des communications,

http://pqoutremont.net/

514-948-1085
438-876-4688

 

2014 – La fin de la Fin de l’Histoire…

Château_Fort_Liberal

Le château Fort libéral d’Outremont.
Est-il temps de passer à autre chose ?

Il est des vérités que l‘on croit définitives, des situations politiques que l’on croit établies pour l’éternité, des châteaux forts que l’on dit imprenables.

Quand le Québec a « perdu » dans les conditions que l’on sait les deux référendums, ils ont été nombreux ceux qui disait au Québécois : « c’est la fin de l’histoire », « Arrêtez donc de vouloir vous distinguer, occupez-vous des vraies affaires », «if you can’t beat it, join it », « remerciez le Canada protecteur de ses bienfaits et acceptez vos pertes de souveraineté comme autant de pénitence à vos péchés d’orgueil ».

Tous ces Stéphane Gendron, fascinés par le puissant du moment se faisaient la courroie de transmission de ceux qui rêvent d’un Québec sans Québécois, d’un territoire du Canada libéré d’une culture distincte vivante et revendicatrice.
Beaucoup de souverainistes qui ont soutenu le Oui, se sont résignés, refoulant la question nationale, intérieurement culpabilisé d’y avoir cru.
Les multinationales et la globalisation triomphante se chargeaient de ringardiser toute idée de nation, toute référence à une protection de la culture nationale, immédiatement soupçonnée de fermeture et d’intolérance.

Bref, l’impensable – un Québec qui reprend conscience de lui-même – semblait cette fois bel et bien écarté pour de bon ; rassurante  perspective.
Effectivement, une fin de l’histoire, une fin des aspirations à un projet national pour le Québec et le début de la folklorisation – sorte de mise à mort culturelle polie- était en marche dont des lois scélérates comme celle dite de la clarté étaient supposées être le point final.
Le bonheur selon Stéphane Dion et Philippe Couillard en quelque sorte.

Et pourtant…

En 2014, les Québécois prennent de nouveau conscience que leur destin peut revenir dans leurs mains, que d’autres dans le monde  l’ont fait pour le meilleur sans demander la permission à personne d’autre qu’à leur peuple.
Le Parti Québécois a montré depuis Septembre 2012 qu’il était possible de rassembler les Québécois autour de projets porteurs comme l’électrification des transports, qu’il était possible d’affirmer sa volonté d’une véritable laïcité pour mieux-vivre ensemble, qu’il était possible de faire entendre sa voix face au fédéralisme prédateur et surtout possible de retrouver l’envie, le désir, l’espoir d’un projet collectif.

C’est bel est bien la fin de la Fin de l’Histoire qui s’annonce.
Le vent a commencé à se lever, mais il nous manque le principal outil : une majorité pour que ces initiatives ne soient pas systématiquement minées par une opposition libérale qui n’a plus depuis longtemps  l’intérêt des québécois et du Québec comme priorité.

A Outremont, supposée forteresse libérale, 2014 va aussi être la fin de la Fin de l’Histoire.

Outremont, lit douillet bouche-trou pour chef de parti en mal de circonscription, c’est fini.
Outremont, la circonscription garantie libérale qui se donne d’amis en amis, c’est fini.
Outremont qui accepte sans broncher les candidats de dernière minute, c’est fini.
Outremont, la circonscription du Québec qui accepte d’être celle qui reçoit le plus de financement de la part d’individus et entreprises soupçonnés de corruption, c’est fini.

Avec Roxanne Gendron, le Parti Québécois propose à tous les citoyens  d’Outremont et de Côte-des-Neiges de participer à l’Histoire, l’histoire d’un Québec courageux qui ne se résigne pas, d’un Québec  ouvert sur le monde et ferme sur ses principes, d’un Québec honnête, chaleureux et joyeux, un Québec exigeant et performant.

Pour ceux qui nous ont précédé et pour ceux qui vont nous suivre, faisons ensemble le Québec en votant pour  Roxanne Gendron.

Pour tous ceux qui veulent aider 1 heure, 1 jour, 1 semaine durant la campagne, faites nous signe !

Mot de Roxanne Gendron

À tous nos sympathisantes et sympathisants,

Comme vous le savez, Mme Marois s’était engagée à respecter la convention politique voulant que l’on ne présente pas d’opposition à un nouveau chef de parti cherchant à se faire élire dans le cadre d’une élection partielle. C’est donc en tout respect de cet engagement que l’exécutif de la circonscription et moi-même, à titre de candidate officielle, avons décidé de ne pas se présenter contre le chef du Parti libéral dans Outremont.

En tant que chef du PLQ, Philippe Couillard a la responsabilité et le devoir de siéger à l’Assemblée nationale. Il aura à assumer son rôle de chef de l’opposition et le faire dans l’intérêt du Québec. Il aura à diriger son parti lors de la mise à l’étude des projets du gouvernement et lorsque les décisions seront à prendre. Les Québécoises et Québécois pourront alors juger de ses actions et de son parti à leur juste valeur.

À l’occasion de la prochaine élection générale, nous serons sur le fil de départ pour débattre de nos valeurs et de nos idées et ainsi offrir l’opportunité aux électeurs de notre circonscription d’appuyer le Parti Québécois. J’y ferai valoir les actions et les politiques mises en place par le gouvernement Marois depuis son élection ainsi que tous les moyens que nous déploierons pour la constitution de notre pays et notre avenir.

Le 9 décembre prochain, je vous invite à exercer votre devoir de citoyen et ce, dans le meilleur intérêt du pays du Québec. D’ici là, continuer à nous visiter sur pqoutremont.net et pq.org.

Merci encore et, à la prochaine élection générale !

Roxanne Gendron

Les incroyables pratiques communautaristes de la piscine publique de Côte-des-Neiges…

Le centre sportif de Côte-des-Neiges a mis en place depuis plusieurs  années une politique de ségrégation sexuelle tout à fait originale au Québec.

Séparation des garçons et des Filles…
Cet établissement public impose des plages horaires réservées uniquement aux femmes ou aux hommes. (Voir post ici et ici)
Cette limitation s’étend évidemment aux enfants de sorte qu’un couple homosexuel ou un parent monoparental ne peut aller en famille se baigner s’il a un garçon et une fille durant ces horaires. Les couples hétérosexuels étant par nature exclus de toute façon.
Ces horaires unisexes- 4 sur les 12 accessibles aux enfants – ont la particularité d’être spécifiquement ceux qui sont le plus accessibles aux familles ; sur les quatre périodes de 55 minutes de bains libres en fin de semaine, seules deux sont accessibles à tous, soit 55 minutes le Samedi et 55 minutes le Dimanche…
Les familles ayant des frères ET des sœurs sont donc exclues des bains de la ville de Montréal  50% du temps en fin de semaines.
Bien sur, il reste des périodes en semaine pour tous entre 7h30 et 8h15 le matin, période idéale pour les bains en famille… Curieusement, il n’y a pas de période unisexe pour ces périodes matinales…

CSCDN

Idem pour les surveillants de baignade unisexe…
Conséquence directe de ces limitations d’accès basées sur le sexe : cette contrainte s’étend également aux personnels encadrant et surveillants de baignade.
Pour une séance de bain unisexe, seuls des surveillants du même sexe que les baigneurs sont autorisés ; c’est-à-dire que pour une séance de baignade scolaire pour une école confessionnelle qui n’autorise pas la mixité, le centre doit fournir un encadrement exclusivement du même sexe.
Il en est de même pour les périodes de bans libres publics ; les surveillants doivent changer selon la période.

Et le meilleur pour la fin…
Que se passe-t-il si aucun homme n’est disponible pour surveiller un groupe scolaire masculin?
Il nous a été rapporté un témoignage selon lequel une employée femme peut être acceptée, mais devra se couvrir le corps pour surveiller.
Une question : Risquerait-elle de perdre son emploi si elle refusait de se couvrir le corps?
Malgré les questions posées à la direction, cette pratique n’a été ni confirmée ni infirmée.

Nous sommes en 2013 au Québec !

A coup sur, l’application de la Charte enverra un message fort pour que ces pratiques ne soient plus envisagées. Nous y veillerons.

Contactée pour obtenir des éclaircissements sur ces pratiques, la direction confirme que ces horaires ont été mis en place depuis 16 ans sur demande de ‘communautés’, mais n’ont pas de caractère religieux.

Cet énoncé suscite malheureusement plus de questions qu’il n’apporte de réponses…

Sur la dissimulation du caractère religieux des demandes communautaristes …
Selon le centre, les femmes et hommes de Côte-des-Neiges seraient donc très pudiques, au point de demander des horaires séparés, puisque c’est un des rares arrondissement de Montréal où cela se pratique.
Y-aurait-il des éléments biologiques qui feraient que la population de Côte-des-Neiges ne supporterait pas les baignades mixtes alors qu’à 500 mètres, dans Ville –Mont-royal par exemple, cela ne dérangerait personne?
Il est évident que ce sont des raisons religieuses qui ont motivé ces demandes, quiconque fréquente ce centre ne peut que l’observer ; les employés de l’accueil le disent d’ailleurs naturellement lorsqu’on leur demande la raison des bains séparés.
D’ailleurs, ce n’est pas le seul signe visible; on voit dans Côte-des-Neiges une explosion des signes religieux, y compris dans les piscines publiques de plein air où les burkinis ont fleuri cet été dans les piscines publiques, générant des tensions et malaises chez les surveillants de baignades.

Sur le pouvoir des ‘communautés’ sur  la population et les organismes publics
Il est également extrêmement instructif d’observer l’impact des « communautés » sur les politiques publiques qui s’appliquent à tous…
Quels sont les groupes qui ont formulé ces demandes, sur quels critères ?
Si cette pratique date de 16 ans, ces groupes ont-ils renouvelé leur demandes récemment ?
On aimerait connaitre également le processus de décision qui amène ce type de décision.
Encore une fois, pas de réponse.

Le communautarisme aurait-il remplacé la démocratie dans certains quartiers ?
Faut-il  appartenir à un groupe communautaire identifié pour pouvoir être entendu ?
Quelle est la base démocratique de ces groupes pour faire de telles demandes qui impactent de cette façon les autres citoyens qui ne voient pas de problème à ce que les filles et garçons puissent se baigner ensemble?
Comment les citoyens ne se revendiquant pas d’une appartenance autre que celle d’être citoyens de Montréal et du Québec peuvent faire pour réclamer l’application du principe d’égalité dans les services publics ?
Cette écoute attentive aux demandes des communautés constituées est-elle la contrepartie à des comportements électoraux des dits groupes ?

Au delà des heures de baignade, sur ce que cela dit de nous...
Bien sur, les heures de baignades ne sont pas des enjeux vitaux, mais ces pratiques sont très significatives des comportements qui divisent, séparent les citoyens sur la base de leur appartenance communautaire ou leur sexe.

Et que l’on ne s’y trompe pas, ce ne sont pas les immigrants qui réclament ces pratiques ; la responsabilité en incombe aux responsables et dirigeants qui n’ont pas le courage ou le jugement de dire non aux demandes d’une minorité militante qui veut imposer son agenda.

Peur de la chicane, allergie aux rapports de force, terreur de passer pour intolérants, sous pression de l’administration de la ville, non-conscient de l’impact social, instances décisionnelles sous influence ? Peut-être un peu de tout cela.

En cette période de débat sur la Charte et plus généralement sur comment vivre ensemble non seulement dans la paix, mais aussi et surtout dans le partage et l’interaction,  le Centre Sportif de Côte-des-Neiges est un exemple concret de ce qu’on ne veut plus voir au Québec : des organismes publics soumis aux pressions de ceux qui veulent imposer des pratiques qui ne sont pas compatibles avec les valeurs du Québec et plus généralement avec  les valeurs humanistes et qui profitent de la faiblesse et/ou de la paresse intellectuelle de certains dirigeants pour contrôler une population ghettoïsée dans l’indifférence générale.

Nous voulons partager une même humanité sans devoir se définir comme membre d’une communauté ou d’une religion et refusons d’admettre que nous soyons trop différents les uns des autres au point d’accepter des pratiques dans Côte-des-Neiges et Outremont que nous refuserions ailleurs ?

Le Québec qui inclut vraiment est le Québec qui se tient debout, qui n’a pas honte de ce qu’il est ou de ce qu’il a été, qui se fait respecter et fait appliquer ses principes et lois partout sur le territoire ; à Côte-des-Neiges comme au Lac St Jean.

La laïcité (sans adjectif!) est la seule façon de garantir la paix sociale et une société ouverte et harmonieuse.

Soutenons la charte !

Nicolas D.

Pour contacter le centre :
Téléphone : 514-342-9988
Courriel : info@loisirssportifscdn-ndg.com

Mise à jour (30 Oct) : D’autres arrondissements (Saint Rock dans Parc-Extensionont nous est mentionnée) adopté cette pratique, ce qui rend encore plus urgent une remise en cause de cette politique.

Note : Les pages opinions sont ouvertes aux adhérents et sympathisants du PQ Outremont-Cote des neiges et n’engagent pas l’exécutif.

Marchons ensemble pour la laïcité !

Communique du groupement des ‘janette’

Le Rassemblement pour la laïcité et Les Janette invitent la population québécoise à exprimer son appui à la Charte des valeurs québécoises (qu’on devrait nommer charte de la laïcité) en participant massivement à la marche.
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Samedi, 26 octobre à 13h00, à la Place des festivals, Métro Place-des-Arts, coin Jeanne-Mance et Sainte-Catherine. (voir carte)

Il est temps de mieux définir la laïcité et surtout de l’enchâsser dans un cadre juridique clairement établi.

Ce rassemblement familial débutera à la Place des Festivals à 13h00 avec la participation de plusieurs personnalités publiques dont Janette Bertrand ainsi que d’autres Janette et plusieurs signataires de la déclaration du Rassemblement pour la laïcité. La marche se terminera au Parc Lafontaine. Prendront la parole notamment, Stéphanie Crête-Blais, Jici Lauzon, Djemila Benhabib, Martine Desjardins, Akli Ourdja, Chantal Renaud et Karim de Syncop.

Pétition pour la laïcité   (Svp, ne signez pas si vous avez déjà signé. Ce lien est là pour ceux qui n’ont pas encore signé)

Les Janette.org

Les Janette sur Facebook

Le projet de Charte est disponible

Dans notre circonscription d’Outremont, nous le savons, les questions de vivre ensemble se posent quotidiennement dans les services publics.

L’objectif de la charte est de définir des règles communes pour garantir un Québec  ou l’égalité et la neutralité de l’État et de ses représentants est réelle et assumée.
C’est la seule manière de garantir et promouvoir une société ouverte qui favorise les échanges entre les populations d’origines diverses et qui garanti une paix sociale durable et stable.

Voir le projet de loi ici

Nous vous proposons aussi quelques liens sur le sujet ici, vous invitons a nous faire part de votre opinion au pq.outremont.cdn@gmail.com
Les opinions de nos membres sur le sujet

Au plaisir de vous rencontrer ces prochaines semaines pour en discuter.

Laicité : En finir avec la comparaison Québec-France

Un des arguments qui va probablement fleurir ces prochains jours dans les médias anti-charte, pro-multiculturalisme est celui de désigner l’approche de la Laïcité comme celle d’une importation de France.

Voir l’article de Lysiane Gagnon de  La Presse : http://plus.lapresse.ca/screens/450b-8b8c-521b75e6-a2ce-7649ac1c606d|_0.html

Cet argument est très intéressant  à plusieurs titres et mérite que l’on s’y attarde.

Pourquoi toujours se référer à la France ?
A ma connaissance, personne dans le gouvernement n’a fait référence à la France.
Effectivement, les situations sont trop différentes pour pouvoir servir de référence, cependant, la seule leçon que l’on peut en tirer c’est que la mise en place des mesures de laïcité (port du voile a l’école et autre) n’ont suscité aucun trouble, aucun incident. Tout le monde a respecté la loi sans drame et les statistiques ne montrent aucun drame humain de perte d’emploi ou de déscolarisation des filles et femmes.
Que les féministes se rassurent sur ce sujet, il n’y aura pas d’enfants mourants de faim à cause de la charte.
Il a montré aussi que ce qui a déclenché la décision de faire une loi, ce sont les demandes des jeunes filles d’origine étrangère qui voulaient pouvoir échapper aux pressions communautaires.

La France, soit dit en passant, est la championne du monde des mariages mixtes (24% conte 17% pour le Québec et…. 4% pour le Canada), ce qui devrait suffire à faire taire ceux qui traitent les français de racistes. C’est bien le Canada multiculturalisme – et ses admirateurs béats au Québec –  qui a une conception racisante de la société, lui qui favorise les ghettos et le repli sur soi, sans parler de la question autochtone, groupe paria qui lui sert de défouloir.
Ceux qui parlent le plus de tolérance sont en général ceux qui la pratiquent le moins…

Donc, s’il vous plait, ne parlons que du Québec dans ce débat, il n’est pas besoin d’aller chercher ailleurs des mauvaises raisons de ne pas se donner des règles de vivre ensemble claires.

Les idées venues d’ailleurs, je croyais que c’était cool ?
L’autre enseignement est de voir que certaines idées venues d’ailleurs sont elles plébiscitées: les femmes voilées, les Burkini et horaires séparés dans les piscines publiques, les mariages forcés ou arrangés, le contrôle des vies de nos enfants du Québec par des communautés, c’est ‘so cute’ pour les tenants du multiculturalisme canadiens qui voient dans les immigrants pris dans leur communautés des faire-valoir à bon compte de leur bonne conscience.
Peu importe que ces communautés fassent pression sur  leurs enfants ou sur le public ; cela se passe dans un autre quartier que le leur et ca donne un verni respectable qui cache une vision paternaliste et inégalitaire de l’humanité.
« Je suis tellement tolérant(e) que je  tolère des pratiques que je n’accepterais pas pour mes propres enfants »
Vous avez dit racisme, indifférence à l’autre ?

Par contre, il en va tout autrement quand les idées viennent d’ailleurs (éventuellement) et remettent en questions ce schéma bien huilé.
Là, plus de tolérance, plus de bienveillance pour les ‘belles différences qui nous enrichissent ‘, plus d’ouverture à l’autre et d’ouverture au Monde : rien que de l’ingérence étrangère !
Si l’idée vient – en plus – de France,  alors, il est de bon ton de trouver ca moche, pas beau dans le microcosme  médiatique montréalais qui n’en n’a pas encore fini avec le complexe d’inferiorité.
Et si les européens francophones demandaient des accommodements raisonnables pour vivre dans un État laïque, sans pression religieuse en refusant d’interagir avec un représentant de l’État se signifiant ouvertement religieux ?
Ce serait à n’en pas douter de l’intolérance crasse!
Pourtant, ce serait ‘dans leur culture’, non?

Les bons immigrants sont ceux qui la ferment!
En fait, cela montre que le multiculturalisme aime surtout les immigrants qui se taisent, qui forment une minorité rassurante – sans revendication ou adhesion a un projet nationale, qui ne participent pas aux débats publics, qui restent bien dans leur rôle et leur cadre (géographique et social) défini pour eux.

Les immigrants qui parlent français, qui s’intéressent à la chose publique comme les européens, les magrébins, les africains francophones c’est embêtant : ca gratte !
Ne pourraient-ils pas se taire, et juste travailler et payer leurs impôts, comme les autres et nous laisser rêver avec nos belles certitudes collantes et roses bonbons?
Oui, la liberté est LA valeur fondamentale du Québec, c’est pour cela qu’il doit se prévaloir de règles qui bannissent les pressions communautaires, qu’il s’assume  et surtout qu’il tienne ses promesses à ceux qui quittent tout pour venir vivre au Québec sans retrouver les pressions du pays qu’ils ont quitté.

Le Québec en a le devoir, le Parti Québécois va le réaliser.
A Outremont plus que partout ailleurs, soutenons-le !

Nicolas D.

Note : Les pages opinions sont ouvertes aux adhérents et sympathisants du PQ Outremont-Cotes des neiges et n’engagent pas l’exécutif.

Le multiculturalisme canadien, l’idiot utile de tous les fondamentalismes

« L’expression « idiot utile » s’applique à des personnes qui servent de fait, bien involontairement, des desseins qui leur échappent et qui contredisent leurs aspirations profondes. » Wikipedia

Comment expliquer que les plus farouches opposants à l’établissement de règles communes définissant une société laïque soient d’une part les fondamentalistes religieux de tout bord qui considèrent que les vies en société  doivent s’adapter aux pratiques, définies par eux comme religieuses, et d’autre part les apôtres canadiens ou québécois du multiculturalisme, cette idéologie qui préfère une organisation ghettoïsée en silo de la société, sans volonté d’interactions véritables entre ses composantes.

Les fondamentalistes ont en horreur l’idée de la différence, et encore plus  celle du droit autre que divin et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils prônent une organisation séparée des communautés, bien étanches pour, sous le prétexte culturel ou religieux,  contrôler la vie de la population sous son emprise.

Le multiculturalisme mise lui sur la paresse intellectuelle et citoyenne pour faire accepter l’idée qu’un pays, qu’une nation ne doit pas avoir de ciment qui unirait ses citoyens, mais est juste une juxtaposition géographique de communautés sans lien entre elles autre que le partage des frais de fonctionnement (impôts).
La volonté (la peur?) de ne jamais aborder les questions liées à l’identité par peur de la chicane et le refus de considérer ces débats avec une certaine profondeur historique achèvent de faire fuir les bonnes âmes formatées par 30 ans de Trudauisme devant leur responsabilités citoyennes.

C’est donc tout naturellement que ces deux idéologies, aux desseins opposés, se retrouvent ensemble à lutter contre les états bâtis sur l’humanisme qui cherchent à contrer les pressions fondamentalistes.
Mais les forces au sein de cette alliance sont inégales : autant l’idéologie multiculturelle repose sur du sable et est vouée à s’effondrer sur elle-même, autant les fondamentalismes ont pour eux une stratégie à long terme.
Tout comme cela s’est passé au Royaume Unis, aux Pays-Bas, dans les pays nordiques, défenseurs acharnes du multiculturalisme, ses abus inévitables et ses tensions sociales inhérentes ont changé drastiquement d’approche pour tomber dans l’autre extrême, celle de la stigmatisation des étrangers, car ils sont restés pendant toutes ces années de séparation, étrangers les uns envers les autres ; pas de mariages mixtes, des canaux médiatiques parallèles, écoles aux contenus distincts etc…

On le voit, ces deux partenaires sont de force et de résistance inégales face à l’Histoire et au temps alors quelle est la raison de leur alliance initiale, quelle idée, quelle ressort philosophique les rapproche ?

La croyance qui relie ces deux groupes est celle d’une conviction : celle de l’inégalité des hommes.
Ces deux groupes considèrent, chacun à leur manière, que les différences culturelles, religieuses ou raciales justifient la distinction entre les hommes, et donc naturellement la séparation en communautés de la société. Que selon leurs origines, cultures ou religions, ils sont par essence, différents, d’une autre nature.

Les uns considèrent que le monde se divisent en deux : les croyants et les non-croyants, les élus et non élus, les dignes d’intérêts et les autres. Ceux là, tout naturellement s’efforcent à protéger ‘le bon grain de l’ivraie’ en s’isolant soit passivement, soit activement en exportant le modèle dans les pays  à faible conscience identitaire comme le Canada ce modèle.

Les autres considèrent que finalement, les hommes et les femmes qui viennent d’ailleurs avec d’autres croyances ne sont finalement ‘pas vraiment comme nous’ et qu’ils sont trop différents pour être dignes des standards locaux en matière de droit, d’égalité hommes-femmes, de dignité humaines, etc…
S’ajoute à cela le concept  – trop ostensiblement généreux pour être honnête – du fameux ‘droit à la différence’ qui justifie sous un verni de bonne intention une vision finalement teintée de racisme sous-jacent. (Un jour il faudra penser à un droit à l’indifférence…)
Comment la maman qui éduque sa fille dans un quartier favorisé (prenons Ville-Mont-Royal par exemple) avec le principe d’égalité homme-femme, de liberté individuelle, de libre choix peut-elle accepter que dans le quartier voisin de 500 mètres (disons Cotes-des-Neiges) les jeunes filles et garçons subissent des règlements d’un autre âge qui seraient insupportables pour leurs propres enfants.
Je fais ici référence aux pratiques de ségrégation sexuelle dans les piscines publiques de cotes-des-neiges, par exemple.
Tout comme la tortue se soucis peu de la condition du pigeon, car hors de son univers, les communautés de la société multiculturelle n’ont pas vocations à s’intéresser les unes aux autres du moment qu’elles ne se sont pas en conflits – en espérant que cela dure.
« Qu’ils s’arrangent entre eux autres » pourrait-on résumer.

C’est une conception cohérente et respectable de la vie en société, ce n’est tout simplement pas celle du Québec et  le Québec a le droit – et le devoir – de défendre sa vision de l’humanité en liberté sans subir les dictats accusateurs des faiseurs d’opinion de nos voisins canadiens. Pourtant, ils pourraient y voir l’occasion de mettre en pratique le fameux droit à la différence et une occasion de célébrer la belle diversité du Canada qu’il promeuvent.

C’est bien respecter ceux qui décident de venir vivre ici que de les considérer comme des populations adultes qui doivent avoir les mêmes droits et devoirs que tous les autres et d’assurer les conditions d’une vie sociale apaisée.

Seule une  laïcité assumée le permet.

Cette question est bien un des marqueurs fondamentaux de la différence de sensibilité du Québec d’avec le Canada anglais et est évidemment une raison – quasiment suffisante a elle seule – pour que le Québec devienne un pays libre de s’épanouir en accord avec ses valeurs sans trainer le boulet multiculturel canadien, mais bien en concrétisant un inter-culturalisme québécois.

La charte en discussion ces prochaines semaines est un premier pas nécessaire et significatif.
Soutenons sans réserve le gouvernement dans son projet.

Nicolas D.

Note : Les pages opinions sont ouvertes aux adhérents et sympathisants du PQ Outremont-Cote des neiges et n’engagent pas l’exécutif.

La laïcité, la véritable amie des spiritualités

La discussion sur la charte des valeurs québécoises va donner lieu à des débats passionnés ces prochains jours.

Bien sur, il faut soutenir le gouvernement dans cette démarche, notamment pour donner un coup d’arrêt au Québec au multiculturalisme, allié des fondamentalismes, et définir une société qui respecte à la fois les fondements historiques du Québec et ceux qui décident de venir vivre ici, au Québec, pays de liberté comme cela leur a été vendu par le Québec.

Un argument ne manquera pas de surgir chez ceux qui, opposés à la neutralité religieuse dans les services publiques,  défendent l’approche multiculturaliste qui veut que les croyances de chacun ont préemption sur les lois : celui qui présente la laïcité comme une démarche antireligieuse et donc anti-immigrants.

Au contraire, la laïcité stricte permet justement aux spiritualités de s’exprimer dans la cadre prive en toute liberté.
Personne ne croit une seule seconde que les fondamentalismes ont pour but d’accompagner les croyants ou ceux qui sont en recherche vers une démarche spirituelle.
Le but des ces fondamentalismes est d’user du droit temporel qu’ils s’attribuent pour  contrôler une population dans un but politique ethnicisant, car leur croyance se base sur un postulat d’inégalité entre les hommes, en l’occurrence, croyant ou non croyant, élus ou non.

La laïcité, c’est-à-dire la stricte neutralité de l’État, permet d’exercer la religion librement, à l’abri des pressions communautaires.
Si l’État accepte des pratiques dictées par une croyance (régime alimentaire dans les CPE et écoles, voile dans la fonction publique, etc…), comment une jeune fille ou femme va pouvoir faire face à la pression communautaire?
L’État doit protéger toute sa population, même celle qui vient de pays ou les croyances dictent les comportements. C’est la responsabilité du Québec de le faire.

La laïcité, c’est extirper de la pratique religieuse le contrôle des vies que s’octroient ceux qui veulent promouvoir une société séparée, et c’est permettre les démarches spirituelles libres de toute pression.

L’immense majorité des immigrants ne demande qu’une chose : s’intégrer, vivre en paix au Québec et pouvoir pratiquer leur religion en toute quiétude en respectant les lois du pays.

Encore faut-il que le Québec puisse énoncer les règles, à défaut de quoi, il est normal que les demandes traitées au cas par cas suscitent à chaque fois polémiques et questionnements, ce qui fait grandir les ressentiments de toutes parts.

« Dites-nous les règles une bonne fois pour toute que l’on sache que qui est acceptable ou non chez vous» doivent se dire les immigrants avec raison a leur arrivée.

Se satisfaire de paresse intellectuelle et politique de ne pas aborder ce sujet, c’est offrir aux fondamentalistes notre pays sur un plateau et surtout c’est trahir ceux qui ont décidé de choisir le Québec pour y vivre en liberté.

C’est à ce projet que s’octroie le gouvernement du Parti Québécois, seul à avoir le courage d’aborder ce sujet fondamental.

Le Parti Libéral, est comme toujours muet sur ce sujet et Québec Solidaire a choisi un multiculturalisme béat. La Coalition Avenir-Québec ne sait pas quoi penser comme a son habitude ; parions qu’elle se ralliera lorsqu’elle constatera l’adhésion des québécois.

Nicolas D.

Note : Les pages opinions sont ouvertes aux adhérents et sympathisants du PQ Outremont-Cote des neiges et n’engagent pas l’exécutif.

Multiculturalisme et charte : ne pas céder à l’intimidation

Dans les prochaines semaines, le débat sur la charte de la laïcité, renommée assez maladroitement Charte des valeurs Québécoises, va faire rage et nous verrons les tenants du multiculturalisme attaquer de toutes leurs forces les tentatives du gouvernement du Québec de disposer d’une loi pour encadrer les pratiques religieuses dans les services publiques afin que la laïcité au Québec devienne enfin une réalité.

 Assez de devoir se défendre de vouloir l’Égalité,  l’approche raciste, c’est le multiculturalisme !

Les accusations de xénophobie et de racisme à l’encontre du Québec vont fuser de toute part et il est important de comprendre que l’établissement de règles communes pour tous est au contraire la manifestation de la volonté de vouloir vivre tous ensemble dans l’harmonie en actant de l’égalité de tous les Hommes.

On ne peut accuser de racisme ceux qui militent pour que tous les enfants et citoyens soient traités également.

Au contraire, il faut faire savoir que ce sont ceux qui pensent que les immigrants sont tellement différents qu’ils ne méritent pas d’être considérés comme des citoyens comme les autres qui ont une approche ‘racisante’.
Il est temps d’arrêter de se défendre de vouloir l’égalité de tous, mais passer à l’offensive et dénoncer l’approche multiculturaliste qui définit les individus selon leur origines et non pas comme des êtres semblables et leur attribut – ou pas – des droits et des devoirs en fonction de leurs origines ou croyances.

Les racistes, ce sont eux, les multiculturalistes qui considèrent qu’il y a des citoyens à deux vitesses, ceux qui sont dignes d’être protégés par l’État et ceux qui sont trop étranges et dont on peut sous-traiter les conditions de vie a leurs communautés.

C’est normal que le ROC et ceux qui luttent pour que le Québec reste inféodé au Canada se battent contre l’idée d’une société véritablement laïque qui se donne des règles communes pour vivre ensemble. C’est en effet l’exact contraire du multiculturalisme qui est précisément de ne pas se donner de règle pour ne pas vivre ensemble, mais cote- à -cote, comme des êtres trop différents pour pouvoir se côtoyer, se marier, se parler.

La neutralité religieuse de l’État : condition nécessaire pour vivre ensemble en harmonie.

La vérité est simple, avoir des règles communes est LA condition pour faire cohabiter durablement et dans l’harmonie des populations d’origines diverses.
La règle commune apaise les tensions, permets de favoriser les partages, de former des couples mixtes, véritables indicateurs d’intégration, etc…
Le cas par cas, exacerbe les rancœurs, ghettoïse les populations, favorise le repli sur soi des communautés, empêche l’établissement d’une identité commune et surtout prépare l’instabilité sociale. Lorsque la situation économique, politique, géopolitique deviendra tendue, l’ « Autre », la communauté d’à coté que l’on ne connait pas que l’on à favorisé les ghettos sera montrée du doigt.

Le Québec sera d’autant plus respecté par ses nouveaux arrivants qu’il saura définir des règles claires et leur donner la garantie que l’État les protègera de ceux qui utilise les religions et les communautés pour leur agenda politique.

 Le multiculturalisme canadien : l’idiot utile des fondamentalismes

Ne nous y trompons pas, ce débat est fondamental et il va révéler localement, ici au Québec, le rapport de force qui s’opère partout dans le monde entre ceux qui considèrent que les hommes sont fondamentalement égaux, de même nature et ceux qui pensent qu’ils sont trop différents pour pouvoir être considérés comme semblables.

On peut nommer les premiers comme étant universalistes, le Parti Québécois s’est clairement positionner sur cette ligne.
Les seconds sont les différentialistes, qui rassemblent à la fois les fondamentalistes religieux qui veulent séparer les hommes en catégories distinctes selon leur croyances et ériger des murs entre les citoyens et ceux qui au Canada ou au Québec pensent que les immigrants s’installant au pays sont tellement différents qu’on ne peut leur accorder les mêmes droits et devoirs que les autres.

Cette alliance de fait entre les fondamentalistes et les bonnes âmes confondant le droit a la différence avec le laisser faire irresponsable serait risible si elle n’était pas dangereuse.
Le Canada qui par naïveté, ou par opposition à une volonté du Québec de s’affirmer, ouvre grande les portes aux comportements rétrogrades, aux pressions communautaires envers nos enfants du Québec, nous n’en voulons plus!

La charte, un message clair pour stopper les avancés fondamentalistes au Québec

Le Québec a donc le devoir impérieux de trouver le courage de protéger ses enfants, tous ses enfants,  malgré les pressions.

Ici à Cote-des-neiges et à Outremont, on peut voir les effets de cette pression communautaire.
Deux petits exemples de la vie quotidienne…
La distinction entre les hommes et les femmes dans les piscines publiques de Cotes-des-Neiges « parce que c’est dans leur culture » est acceptée, et encouragée par l’arrondissement.
Cette année, c’est le Burkini (maillot de bain islamique) qui est autorisée dans l’arrondissement Cotes-des-neige et a fleuri cet été.

Même si ces questions ne sont pas adressées par la Charte, quelle est le message envoyé par ce laissez-faire?
Le message envoyé aux  Djamila qui habitent Cote-des-Neiges est qu’à cause de leurs  origines et de leur sexe, elles ne peuvent pas  accéder librement au bain libre avec les garçons et que si elles s’appelaient Julie de Ville-Mont-Royal, elles auraient des droits différents.
Le message est que les politiciens du Québec ne les trouvent pas assez importantes pour les défendre contre les pressions communautaires.
Enfin, le message est aussi un grand ‘Welcome’ aux militants extrémistes de tous bord, vous êtes les bienvenus au Québec car les fonctionnaires ou élus n’ont pas le courage ou la conscience de définir des règles claires.  La rue est a vous!

Bien sur, la Charte de règlera pas tout, mais le débat sera l’occasion d’envoyer plusieurs messages :

- Aux militants fondamentalistes : « Nous avons conscience de votre influence et nous avons décidé que nous protègerons les populations de votre influence car vos valeurs ne sont pas les nôtres »
Aux nouveaux arrivants : « Ayez confiance que le Québec vous permettra de vivre librement, en paix dans une société  ou la religion reste du domaine du spirituel et du privé»
Au Reste du Canada : « Non nous ne sommes pas raciste. Oui, nous avons une conception différente de vous de l’immigration et de la citoyenneté. Nous pensons que ceux qui choisissent de vivre ici méritent d’être considérés comme nos semblables et de s’intégrer au Québec. »
Aux organismes divers du Québec : « Il y a maintenant une base juridique pour définir les cadres de vie et règlements dans les CPE, centre de loisir, etc… sans subir de pressions. »
Aux ‘Québécois de souche’ : « Soyez fier d’affirmer que l’Égalité Homme-Femmes est une réalité non négociable et soyez conscient que ceux qui décident de venir vivre au Québec, en particulier les femmes, veulent cette égalité. Ne les trahissez pas. »

Profitons de ce débat pour montrer le vrai visage du Québec, celui d’un pays qui sait ou il va et qui a le courage de suivre sa voie, soutenons le gouvernement.

Nicolas

Aller plus loin…
Association des Musulmans et des Arabes pour la Laïcité au Québec http://www.amalquebec.org/

Le Mouvement laïque québécois (MLQ)
http://www.mlq.qc.ca/

Coalition Laïcité Québec
http://laicitequebec.wordpress.com/

Note : Les pages opinions sont ouvertes aux adhérents et sympathisants du PQ Outremont-Cote des neiges et n’engagent pas l’exécutif.

Rencontre avec Daniel Breton à Outremont – Jour de la Terre – 21 Avril 2013

L’exécutif du Parti Québécois d’Outremont a le plaisir de vous inviter à rencontrer Monsieur Daniel Breton, député de Saint-Marie-Saint-Jacques et Roxanne Gendron, candidate pour Outremont lors des dernières élections.

Breton

Cette rencontre aura lieu le Dimanche 21 Avril 2013, Jour de la Terre, à partir de 17h30 au EM Café, 5718, av du Parc, Montréal, QC.

Une belle occasion pour échanger sur les projets du Parti Québécois avec Daniel Breton et en particulier ceux relatifs à l’électrification des transports et à l’environnement.
De plus c’est un moment idéal pour partager une bière « Rescousse »,  bière locale et engagée.
Roxanne_Gendron
En vous remerciant de contribuer ainsi au financement qui nous donnera les moyens de mener la prochaine campagne dans les meilleurs conditions pour faire des gains, promouvoir la souveraineté, contrer Québec Solidaire et être ceux qui sortirons  les libéraux d’Outremont pour donner un gouvernement majoritaire au PQ, condition nécessaire pour donner au monde un nouveau pays, défenseur de l’Égalité, des libertés et de l’environnement : Le Québec.

L’exécutif du Parti Québécois Outremont

Qu’on se le dise : Une bière Rescousse vous sera offerte !!!

Contacts :
pq.outremont.cdn@gmail.com

Information Pratiques :

Prix d’entrée 25 $
EM Café http://emcafe.ca/
5718, av du Parc, Montréal, QC, à proximité du Outremont      ou  Place-des-Arts
Téléphone : 514.303.5735
Parti Québécois Outremont http://www.pqoutremont.net
Projet Rescousse http://www.rescousse.org/

 

Conseil National du PQ Drummondville 9-10 Febrier 2013 – Bilan

Le PQ Outremont était représenté au Conseil National de Drummondville les 9 et 10 Février 2013.

Au programme, les rapports de l’année 2012, deux belles allocutions de Pauline Marois (ici) sur les stratégies de promotion de la souveraineté pour l’année 2013.CNDrummond

Des outils sont en place, à nous de sortir à la rencontre des citoyens pour convaincre que c’est le moment de prendre notre destin en main.

Le budget et les nouvelles règles internes de financement ont été adoptés, qui permettent aux circonscriptions de garder 85% du financement.

A noter que les dons sont maintenant limités à 100$ (sauf en période électorale ou un 100$ additionnel est autorisé).
Le financement de notre prochaine campagne doit nous permettre de nous battre à armes égales avec nos adversaires libéraux et de QS ; aussi merci de faire circuler comment donner au PQ Outremont.

Plusieurs conférences ont également ponctué le conseil et en particulier celle de Stéphane Gobeil qui a fait une présentation édifiante du cout pour le Québec de rester dans le Canada.
GvtDeTropM. Gobeil a publié un livre « Un gouvernement de trop » qui met en lumière  les inégalités de traitements dans le Canada avec des argumentaires implacables à réutiliser sans modération.
Un outil indispensable pour argumenter pour convaincre les québécois que non seulement le Québec a les moyens de devenir un pays comme les autres, mais qu’il n’a plus les moyens de continuer a faire vivre le Canada en le finançant pour – en plus – mettre en place des politique contraire a ses valeurs.

 
Ceux qui pensent que la péréquation est une largesse du fédéral pour aider un Québec inefficace seront surpris…

Et bien sur, en fin de conseil, l’épisode des votes des propositions et en particulier celle pour le moins ambigüe ayant traits aux frais scolaires qui fait tant parler.

Somme toute un conseil riche, qui ne se résume pas – loin de là – au  compte rendu des media sur la question des frais de scolarité.

A souligner aussi que la course à la chefferie libérale pourrait avoir une conséquence directe sur notre circonscription : M Bachand est à la traine dans les sondages et s’il décidait de démissionner au lendemain du 13 Mars, des partielles pourraient avoir lieu à Outremont.
C’est pourquoi il faut être prêt et en particulier, notamment en allant chercher du financement auprès des membres et des sympathisants pour avoir les moyens de faire face à la machine sans visage libérale et à Québec Solidaire qui concentre ses efforts de nuisance sur quelques circonscriptions de Montréal, dont la notre.

Nicolas

Libre opinion de Roxanne Gendron dans le Devoir

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Aujourd’hui 7 Février, Roxanne Gendron, présidente du Parti Québécois Outremont, publie une lettre reprise  dans le Devoir pour donner son opinion sur les récentes décisions du gouvernement au sujet des économies en recherche.

Lien vers l’article : http://www.ledevoir.com/societe/education/370253/je-suis-michele-une-campagne-demagogique

 

La piscine publique, c’est bien meilleur le matin… et quand c’est pour tous !

Note : Les pages opinions sont ouvertes aux adhérents et sympathisants du PQ Outremont-Cotes des neiges et n’engagent pas l’exécutif.

En écoutant l’émission c’est bien meilleur le matin, ce Vendredi 11 Janvier, j’ai pu mesurer à quel point certains faiseurs d’opinion   étaient déconnectés de la vie quotidienne et en particulier des zones ou les chroniqueurs de Radio-Canada ne semblent jamais aller, par exemple à l’Ouest de cote-des-neiges.

René Homier-Roy et son invitée se sont livrés à un exercice de démolissage sans contradicteur de la défense de la laïcité dans le dossier des horaires distincts de la piscine publique du Centre Sportif de Cote-des-neiges.
Voir le Journal de Montréal et notre post précédent.

Les arguments présentés était les suivants et il m’a semblé utile d’y répondre.

DessinPiscine

1. Défense de la laïcité est en fait un rejet des religions.

Honteux de leur passé catholique, et ayant jeté le bébé avec l’eau du bain (ce qui est en grande partie vrai), les québécois feraient payer aux autres religions leurs propres abandons de la religion.
La défense de la laïcité ne serait qu’un cache-sexe d’une intolérance rampante.

On ne peut que s’offusquer de ce procès d’intention.
Les principes de laïcité et sa principale conséquence, l’Égalité Homme-Femme, interdisent d’établir une ségrégation entre filles et garçons dans l’espace publique. C’est aussi simple que cela.

D’autant plus que ces dispositions défavorisent les familles ayant des enfants des deux sexes pour l’accès déjà limité au bain libres.

Est-ce parce que l’Ouest de Cote-des-neiges est un quartier d’immigration que ses filles et garçons n’ont pas le droit d’être traités comme les autres enfants pur-souches du Québec?

Que doit comprendre une petite fille de ce quartier : que les droits sont à géométrie variables en fonctions de ses origines et de son sexe ?

La défense de la laïcité est un chemin difficile et il est toujours étonnant de constater que les premiers à ne pas la défendre soit l’élite québécoise bien pensante qui se trouve cote à cote avec les intégristes de tout bord, alors que l’immense majorité des immigrants la comprenne tout à fait et qu’elle est même une des raison de leur immigration au Québec.

Ne trahissons pas ceux qui ont choisi de vivre au Québec en abandonnant nos valeurs.

2. Ça ne dérange personne car cela représente 4 heures par semaine et personne ne s’est plaint jusqu’ici.

Tout d’abord, un fait : les horaires séparés, exclusivement réservés aux hommes ou aux femmes pendant la fin de semaine représentent le tiers du temps de piscine (2 fois 55 minutes).
Il y a également deux tranches de 55 minutes pour tous et deux tranches uniquement pour les adultes.
Cela veut dire qu’en fin de semaine, les familles ayant plusieurs enfants de sexe différent n’ont que deux plage horaires de 55 minutes non contigües.

De plus les périodes non-mixtes sont bien moins achalandées que les périodes pour tous, d’où une claire ségrégation envers les familles mixtes.
Voir les horaires ici

En bref, les heures non-mixtes et mixtes sont équivalentes en fin de semaine.

Quant au fait de se plaindre, on voit bien que c’est un sujet tabou que les médias rechignent à aborder et il en est de même pour les simples citoyens face à une institution comme un centre sportif municipal.

3. Québec est une terre de tolérance, donc il faut accepter ces accommodements comme on accepte le mariage gay.

Effectivement, le Québec est suffisamment tolérant pour autoriser le mariage Gay, mais cette formidable ouverture ne va pas jusqu’à mettre en cohérence le discours sur l’égalité Homme-Femme et les pratiques dans un coin de pays ou les conditions des jeunes filles et garçons ne semblent pas intéresser vraiment les faiseurs d’opinion de Radio-Canada.

Cette indifférence, sous prétexte de tolérance et d’ouverture, est suspecte et démontre soit une méconnaissance des phénomènes de repli identitaire, une grande naïveté ou un mépris envers ces populations qui sont pourtant partie intégrante du Québec.

Peut-être que si les chroniqueurs de Radio-Canada avait des contacts avec les populations immigrantes, ils pourraient comprendre les enjeux de ces questions comme ils comprennent les questions d’Égalité des droits pour les couples de même sexe.

4. Ce n’est pas aider les femmes que de défendre la mixité des bains publics.

C’est une croyance répandue dans certains milieux intellectuels du féminisme que de se laisser croire que le respect des pratiques culturelles et religieuse doit être au dessus des principes d’égalité, valeur fondamentale du Québec.

Permettre aux jeunes filles de s’émanciper ne doit pas être réservé aux filles des quartiers chics ou pur-souche. Le Québec doit tenir bon dans sa vision universelle de l’Homme ; c’est d’ailleurs sa principale distinction avec nos voisins du ROC et des États-Unis.

Au Québec, on n’est tellement peu raciste (c’est a dire que nous ne faisons pas de distinction entre les Hommes) que nous nous refusons d’accepter pour les autres ce qui serait intolérable pour nos propres enfants.

Le fait d’appartenir a une autre religion ou communauté n’empêche pas d’être considéré comme tous les autres citoyens ; une sorte de droit à l’indifférence en quelque sorte.
« Ce n’est pas parce que tu vis à Cote-des-neiges qu’on doit te conforter dans l’idée que la mixité est malsaine et t’interdire l’accès à un service public parce que tu es fille ou garçon. »
Si les féministes ne défendent pas ces principes, on peut se demander à quoi elles servent.

Ce débat devrait d’ailleurs s’élargir et le personnel politique prendre position car cette question, marginale pour certains, est un marqueur important.

Espérons que le débat à venir sur la charte de la laïcité permettra de définir des règles claires pour que tous les acteurs (institutions, citoyens, média) aient une référence légale qui corresponde aux valeurs du Québec dans les dossiers relatifs au ‘vivre ensemble’.

Bonne baignade ; il est effectivement temps de se jeter à l’eau sur cette question.

Nicolas

Le défi d’une laicité assumée à Outremont, à Côte-des-neiges et au Québec

Note : Les pages opinions sont ouvertes aux adhérents et sympathisants du PQ Outremont-Cote des neiges et n’engagent pas l’exécutif.

L’article du Journal de Montréal (http://www.journaldemontreal.com/2013/01/08/baignades-non-mixtes), qui nous informe sur l’existence de piscines publiques  à Côte-des-neiges où une discrimination basée sur le sexe  est mise en place en réservant une grande partie des plages horaires des baignades libres exclusivement aux hommes ou aux femmes, est très révélateur des enjeux qui se jouent autour des questions de laïcités et est au cœur de la raison pour laquelle le Québec est profondément distinct du Canada.

egalite

Le Parti Québécois a osé aborder pendant l’élection ce qui est fondamental pour ceux qui veulent que le Québec continue à être ce qu’il est : un modèle de société ouverte, égalitaire, tolérante et progressiste unique en Amérique du Nord.

Le Québec est le représentant en Amérique du Nord d’une certaine vision universelle de l’Homme : nous sommes tous égaux, non pas seulement en droit, mais par essence même.
Donc, nous nous préoccupons des droits des femmes, des enfants de toutes les origines et ne pouvons pas accepter qu’ils soient opprimés, privés de leur liberté ou tout simplement désavantagés sous prétexte de leur appartenance culturelle et des possibles pressions culturelles,  religieuses ou communautaires qui y sont associées.

La question de la laïcité, et par ricochet celle des rapports entre les citoyens originaires de religions et de culture différentes, doit être non pas traitée comme un sujet annexe ou comme un gadget électoral, mais sérieusement en osant poser le débat au Québec.

Trop longtemps, le Québec a été contraint d’adopter les règles du multiculturalisme canadien, c’est à dire de s’accommoder de communautés vivants cote- à -cote, sans se parler, sans partager un  socle commun de valeurs et de projet de société.
En bref, « Payez vos impôts, faites pas de bruit, c’est tout ce qu’on vous demande. Pour le reste, arrangez-vous entr’vous autres !»

Cette indifférence aux souffrances dues à la pression sociale ou religieuse est en fait l’acceptation d’une différence entre les habitants de cette terre ; on n’est pas loin d’un racisme qui ne veut pas dire son nom ; « Vous êtes si différents de nous que nos règles d’égalité homme-femme,  de laïcité ne vous concernent pas…, et comme en plus vous vivez dans des quartiers distincts, ça ne nous dérange pas.»

C’est la vision anglo-canadienne de la société et elle peut être légitime, mais ce n’est pas celle du Québec qui veut que les habitants du Québec soit unis autour de valeurs communes, tout en s’enrichissant mutuellement ; c’est le pari de l’Interculturalisme.

Mais enrichissement dit communication et communication dit adhésion à des principes de vie commune.
C’est l’approche de l’intégration et de l’inter-culturalisme québécois.

L’immense majorité des Québécois et des immigrants adoptent naturellement  cet état d’esprit ; la meilleure preuve de cette intégration est le nombre de couples mixtes, mariés ou non que l’on peut observer à Montréal et que l’on ne retrouve pas dans les autres villes d’Amérique du Nord.

C’est peut-être aussi ça la spécificité francophone.

Mais, on observe régulièrement des tentatives individuelles ou communautaires pour faire pression sur des organismes publiques (horaires des piscines dans des Centres Sportifs, menus dans les CPE,  etc…) pour adopter des politiques internes en fonction de l’appartenance religieuse de certains membres.
Sans règles communes, ces organismes sont laissés à eux-mêmes face aux pressions et souvent cèdent trop facilement aux pressions pour éviter de se retrouver accusé d’intolérance.

C’est clairement inacceptable dans le Québec d’aujourd’hui et c’est une régression que l’on doit principalement à l’absence complète de vision des libéraux, au manque de courage politique des autres partis et également à une certaine indifférence de certains de nos concitoyens.

Aussi, il devient urgent de réfléchir ensemble  à ce qui définit le Québec et par delà même, définir les règles pratiques qui reflètent les valeurs de laïcité, d’égalité homme-femme, de la primauté de la loi sur les pratiques ou croyances religieuses dans l’espace publique ; c’est ce que propose le Parti Québécois avait propose durant la dernière élection.

Il faut que les responsables politiques aient enfin le courage de débattre de ces sujets et cessent de déléguer aux juges canadiens, les choix qui définissent comment vivre ensemble au Québec.

Pour prendre un exemple concret et local de cette dérive, de la perte de contrôle  et de ce qu’une charte de la laïcité et de l’égalité homme-femme devrait couvrir, nous pouvons évoquer le Centre Sportif de Cote-des-neiges qui depuis des années prévoit des horaires de bain libres et de nage séparés pour les hommes et les femmes.

Comment le Québec, fer de lance de l’égalité Homme-Femme  au travail, promoteur de l’indépendance des femmes (avec les CPE en autres) peut-il accepter de séparer les hommes et les femmes dans  les piscines publiques ?
Quel est le message envoyé aux enfants qui fréquentent cet établissement, par ailleurs remarquable en tout point? « Oui, au Québec, les hommes et femmes sont égaux, mais pas tous et cela dépend de l’endroit ou tu habites et de ton sexe »

CSCDN

Les observateurs des phénomènes de radicalisation religieuse dans les sociétés laïques ont l’habitude de considérer l’introduction des horaires séparés des piscines publiques comme un signe annonciateur de communautarisme et d’avancées politiques des radicalismes religieux – toutes religions confondues.

Outre que cette pratique provoque des injustices quant à l’égalité des citoyens (les familles ayant des enfants des deux sexes sont restreintes à des horaires très  limités), elle pose un problème de fond et de principe que les politiques et les citoyens doivent se saisir.

Non, nous n’acceptons pas qu’au Québec, on fasse la distinction entre homme et femme pour aller se baigner.
Non, nous ne pouvons pas abandonner ceux et celles qui sont venu habiter au Québec pour trouver une liberté de vivre et qui se retrouvent avec les mêmes pressions sociales (parfois même plus fortes) que celle du pays qu’ils ont quitté.

C’est le devoir de l’État de permettre à chacun de vivre ses choix religieux en toute liberté.

La laïcité n’est pas antireligieuse, bien au contraire ; en maintenant une séparation claire entre le religieux et le domaine publique, elle permet d’exclure les agendas politiques des pratiques culturelles et religieuses et redonner à la démarche spirituelle de chacun son vrai sens qui lui est enrichissant pour toute la société.

Le débat à venir sur la laïcité sera l’occasion de réfléchir sur le vivre ensemble afin  de garantir des rapports apaisés entre tous basés sur des règles claires et acceptées par tous qui reflètent les valeurs du Québec qui le rendent unique ; c’est aussi la condition pour éviter les écueils que tous les pays multiculturalistes  ont rencontré avec à la clé un retour du racisme, de l’intolérance et de la tension  raciale.

Nicolas Druet
Membre de l’exécutif PQ Outremont

Merci!

Roxanne Gendron et toute l’équipe de champagne tiennent à remercier chacun des 6119 électeurs d’Outremont qui lui ont fait confiance.

Avec 23% des voix, nous n’avons pas pu déloger Monsieur Bachand ; la division des forces progressistes et souverainistes et le bon score de CAQ expliquent ce résultat.

Nous nous réjouissons de la victoire du Parti Québécois au Québec et de l’accession de la première première ministre du Québec, Pauline Marois.

Nous la soutiendrons durant le mandat en espérant que le gouvernement minoritaire puisse faire avancer la cause du Québec.

Nous vous donnons rendez-vous régulièrement sur ce blog et lors de nos futures activités.

A tout bientôt

L’Equipe de Roxanne Gendron.

Assemblée de jardin – débat PQ/QS – Compte-rendu

Par Roxanne Gendron,

Cette assemblée de jardin organisée Mercredi 29 Aout par une citoyenne a été fort intéressante et a pu éclairer les citoyens présents sur les différences fondamentales entre le programme du Parti Québécois et celui de Québec solidaire.

D’abord, le Parti Québécois nommera un Ministre responsable de la Métropole pour assurer la cohérence des politiques gouvernementales à l’égard de Montréal et qui sera appuyé par un comité ministériel permanent. Ce faisant, le gouvernement du Québec s’assurera que la Métropole est gouvernée de façon intégrée et coordonnée : modernisation et électrification du réseau de transport collectif, création des conditions favorables pour retenir nos entreprises et en attirer de nouvelles, accès au logement et collaboration à créer des milieux de vie attrayants, adoption d’une nouvelle Charte de la langue française afin de faire du français la langue officielle du travail et de l’enseignement, soutien de la vie culturelle dans les quartiers,  amélioration de la qualité de l’environnement avec la pleine participation des citoyens.

Ensuite, pour le projet de souveraineté du Québec, l’assemblée constituante de Québec solidaire ne garantit aucunement l’accès à la souveraineté; tous seront invités à participer à cette Constituante même les fédéralistes… Et en quoi d’établir les règles à l’avance permettrait aux citoyens d’être souverains dans leur décision! Le Parti Québécois s’engage de son côté à informer les citoyens et promouvoir notre projet afin qu’une majorité y adhère. Nous allons offrir des éléments de réflexion aux citoyens afin qu’ils jugent et décident d’eux-mêmes de leur volonté de bâtir un pays.

Seul le Parti Québécois peut battre Bachand dans Outremont et seul le Parti Québécois a un réel projet de souveraineté pour le Québec. Le mode de scrutin et la situation politique actuels ne nous permettent pas de se diviser pour sortir les Libéraux. Un gouvernement majoritaire du Parti Québécois aura les coudées franches pour remettre sur pied les priorités des Québécoises et des Québécois; un ministre de la Gouvernance démocratique sera nommé et analysera avec le DGE une réforme du mode de scrutin.

Le 4 septembre, votons intelligemment!

Parti Québécois ou Québec Solidaire ? Eléments de réponse…

Vous êtes nombreux à vous poser la question dans Outremont …

Voici quelques éléments de réflexion que nous vous proposons :

  • Sur les valeurs progressistes…
    Le programme du Parti Québécois pour ces élections est le plus progressiste depuis longtemps ; logement sociaux, répartition plus équitable des impôts, annulation  de la taxe sante, energies vertes etc…
    Sur cette question le Parti Québécois a un programme solide et  réaliste qu’il sera capable de mettre en œuvre avec les députés et candidats les plus compétents.

  • Sur la souveraineté…
    Sur cette question, il faut bien dire que Québec Solidaire a une position incohérente.
    Québec Solidaire veut d’abord décider quelle société devra être le Québec avant une éventuelle indépendance (‘si nécessaire, mais pas nécessairement’ dit M Khadir).
    Cela veut-il dire que l’on ne fait plus d’élection une fois l’indépendance faite? Que l’on choisira d’être libre seulement après s’être attaché les mains? Que la valeur liberté n’est pas assez importante, ou moins importante que la valeur égalité ? Que QS a peur de la direction que prendrait le peuple une fois libre?
    La souveraineté n’est pas conditionnelle, elle est une valeur en elle-même.
    Ceux qui veulent y mettre des conditions comme M Legault ou QS ne comprennent pas la nécessité intrinsèque de devenir un vrai pays et trouveront toujours une excuse pour ne pas s’y engager.
    Ecoutez ce qu’en disait Pierre Faladeau il y a quelques années.
    Le PQ veut simplement donner au Québec sa liberté de choix, comme n’importe quel autre pays sur cette terre.
  • Sur le vote intelligent…
    Même dans les meilleurs scénarios, Québec Solidaire ne pourra pas avoir plus de 2 ou 3 députés.
    C’est le résultat de son emprise très faible dans les autres régions du Québec.
    Les habitants d’Outremont doivent choisir pour ces élections entre une députée, Roxanne Gendron, qui fera partie de l’équipe dirigeante ou d’une députée membre de la troisième opposition au parlement.
    Laquelle aura le plus de poids ?
    Notez que Roxanne Gendron est dans la plupart des modèles en avance sur Québec Solidaire  et que sortir Bachand est possible.
  • Sur notre identité…
    La Parti Québécois a toujours été en pointe sur ce sujet.
    Aussi, affirmons sans complexe nos valeurs égalitaires et universalistes pour permettre à tous de s’intégrer harmonieusement à la société québécoise en nous donnant des principes clairs à notre «vivre ensemble».

En conclusion, sur bien des sujets, le Parti Québécois et Québec Solidaire peuvent se rejoindre, mais Québec Solidaire donne  trop souvent l’impression de vouloir combler son faible soutien populaire en ne se tenant pas debout sur les questions fondamentales comme la souveraineté ou la laïcité par exemple.

Nous avons l’opportunité de donner  une première première  ministre au Québec ; donnons-lui aussi les moyens de mettre en place sa politique avec un gouvernement majoritaire.

Québec Solidaire, et c’est légitime, a un plan d’accession au pouvoir à long terme, et il est de leur intérêt de voir la CAQ contrôler un gouvernement minoritaire du PQ pour capitaliser pour le futur ; l’agenda de QS n’est pas de sortir le PLQ ou d’empêcher la CAQ de jouer un rôle.

Choisissons le changement maintenant avec Roxanne Gendron et le Parti Québécois a Outremont et ailleurs.