Les incroyables pratiques communautaristes de la piscine publique de Côte-des-Neiges…

Le centre sportif de Côte-des-Neiges a mis en place depuis plusieurs  années une politique de ségrégation sexuelle tout à fait originale au Québec.

Séparation des garçons et des Filles…
Cet établissement public impose des plages horaires réservées uniquement aux femmes ou aux hommes. (Voir post ici et ici)
Cette limitation s’étend évidemment aux enfants de sorte qu’un couple homosexuel ou un parent monoparental ne peut aller en famille se baigner s’il a un garçon et une fille durant ces horaires. Les couples hétérosexuels étant par nature exclus de toute façon.
Ces horaires unisexes- 4 sur les 12 accessibles aux enfants – ont la particularité d’être spécifiquement ceux qui sont le plus accessibles aux familles ; sur les quatre périodes de 55 minutes de bains libres en fin de semaine, seules deux sont accessibles à tous, soit 55 minutes le Samedi et 55 minutes le Dimanche…
Les familles ayant des frères ET des sœurs sont donc exclues des bains de la ville de Montréal  50% du temps en fin de semaines.
Bien sur, il reste des périodes en semaine pour tous entre 7h30 et 8h15 le matin, période idéale pour les bains en famille… Curieusement, il n’y a pas de période unisexe pour ces périodes matinales…

CSCDN

Idem pour les surveillants de baignade unisexe…
Conséquence directe de ces limitations d’accès basées sur le sexe : cette contrainte s’étend également aux personnels encadrant et surveillants de baignade.
Pour une séance de bain unisexe, seuls des surveillants du même sexe que les baigneurs sont autorisés ; c’est-à-dire que pour une séance de baignade scolaire pour une école confessionnelle qui n’autorise pas la mixité, le centre doit fournir un encadrement exclusivement du même sexe.
Il en est de même pour les périodes de bans libres publics ; les surveillants doivent changer selon la période.

Et le meilleur pour la fin…
Que se passe-t-il si aucun homme n’est disponible pour surveiller un groupe scolaire masculin?
Il nous a été rapporté un témoignage selon lequel une employée femme peut être acceptée, mais devra se couvrir le corps pour surveiller.
Une question : Risquerait-elle de perdre son emploi si elle refusait de se couvrir le corps?
Malgré les questions posées à la direction, cette pratique n’a été ni confirmée ni infirmée.

Nous sommes en 2013 au Québec !

A coup sur, l’application de la Charte enverra un message fort pour que ces pratiques ne soient plus envisagées. Nous y veillerons.

Contactée pour obtenir des éclaircissements sur ces pratiques, la direction confirme que ces horaires ont été mis en place depuis 16 ans sur demande de ‘communautés’, mais n’ont pas de caractère religieux.

Cet énoncé suscite malheureusement plus de questions qu’il n’apporte de réponses…

Sur la dissimulation du caractère religieux des demandes communautaristes …
Selon le centre, les femmes et hommes de Côte-des-Neiges seraient donc très pudiques, au point de demander des horaires séparés, puisque c’est un des rares arrondissement de Montréal où cela se pratique.
Y-aurait-il des éléments biologiques qui feraient que la population de Côte-des-Neiges ne supporterait pas les baignades mixtes alors qu’à 500 mètres, dans Ville –Mont-royal par exemple, cela ne dérangerait personne?
Il est évident que ce sont des raisons religieuses qui ont motivé ces demandes, quiconque fréquente ce centre ne peut que l’observer ; les employés de l’accueil le disent d’ailleurs naturellement lorsqu’on leur demande la raison des bains séparés.
D’ailleurs, ce n’est pas le seul signe visible; on voit dans Côte-des-Neiges une explosion des signes religieux, y compris dans les piscines publiques de plein air où les burkinis ont fleuri cet été dans les piscines publiques, générant des tensions et malaises chez les surveillants de baignades.

Sur le pouvoir des ‘communautés’ sur  la population et les organismes publics
Il est également extrêmement instructif d’observer l’impact des « communautés » sur les politiques publiques qui s’appliquent à tous…
Quels sont les groupes qui ont formulé ces demandes, sur quels critères ?
Si cette pratique date de 16 ans, ces groupes ont-ils renouvelé leur demandes récemment ?
On aimerait connaitre également le processus de décision qui amène ce type de décision.
Encore une fois, pas de réponse.

Le communautarisme aurait-il remplacé la démocratie dans certains quartiers ?
Faut-il  appartenir à un groupe communautaire identifié pour pouvoir être entendu ?
Quelle est la base démocratique de ces groupes pour faire de telles demandes qui impactent de cette façon les autres citoyens qui ne voient pas de problème à ce que les filles et garçons puissent se baigner ensemble?
Comment les citoyens ne se revendiquant pas d’une appartenance autre que celle d’être citoyens de Montréal et du Québec peuvent faire pour réclamer l’application du principe d’égalité dans les services publics ?
Cette écoute attentive aux demandes des communautés constituées est-elle la contrepartie à des comportements électoraux des dits groupes ?

Au delà des heures de baignade, sur ce que cela dit de nous...
Bien sur, les heures de baignades ne sont pas des enjeux vitaux, mais ces pratiques sont très significatives des comportements qui divisent, séparent les citoyens sur la base de leur appartenance communautaire ou leur sexe.

Et que l’on ne s’y trompe pas, ce ne sont pas les immigrants qui réclament ces pratiques ; la responsabilité en incombe aux responsables et dirigeants qui n’ont pas le courage ou le jugement de dire non aux demandes d’une minorité militante qui veut imposer son agenda.

Peur de la chicane, allergie aux rapports de force, terreur de passer pour intolérants, sous pression de l’administration de la ville, non-conscient de l’impact social, instances décisionnelles sous influence ? Peut-être un peu de tout cela.

En cette période de débat sur la Charte et plus généralement sur comment vivre ensemble non seulement dans la paix, mais aussi et surtout dans le partage et l’interaction,  le Centre Sportif de Côte-des-Neiges est un exemple concret de ce qu’on ne veut plus voir au Québec : des organismes publics soumis aux pressions de ceux qui veulent imposer des pratiques qui ne sont pas compatibles avec les valeurs du Québec et plus généralement avec  les valeurs humanistes et qui profitent de la faiblesse et/ou de la paresse intellectuelle de certains dirigeants pour contrôler une population ghettoïsée dans l’indifférence générale.

Nous voulons partager une même humanité sans devoir se définir comme membre d’une communauté ou d’une religion et refusons d’admettre que nous soyons trop différents les uns des autres au point d’accepter des pratiques dans Côte-des-Neiges et Outremont que nous refuserions ailleurs ?

Le Québec qui inclut vraiment est le Québec qui se tient debout, qui n’a pas honte de ce qu’il est ou de ce qu’il a été, qui se fait respecter et fait appliquer ses principes et lois partout sur le territoire ; à Côte-des-Neiges comme au Lac St Jean.

La laïcité (sans adjectif!) est la seule façon de garantir la paix sociale et une société ouverte et harmonieuse.

Soutenons la charte !

Nicolas D.

Pour contacter le centre :
Téléphone : 514-342-9988
Courriel : info@loisirssportifscdn-ndg.com

Mise à jour (30 Oct) : D’autres arrondissements (Saint Rock dans Parc-Extensionont nous est mentionnée) adopté cette pratique, ce qui rend encore plus urgent une remise en cause de cette politique.

Note : Les pages opinions sont ouvertes aux adhérents et sympathisants du PQ Outremont-Cote des neiges et n’engagent pas l’exécutif.

Laicité : En finir avec la comparaison Québec-France

Un des arguments qui va probablement fleurir ces prochains jours dans les médias anti-charte, pro-multiculturalisme est celui de désigner l’approche de la Laïcité comme celle d’une importation de France.

Voir l’article de Lysiane Gagnon de  La Presse : http://plus.lapresse.ca/screens/450b-8b8c-521b75e6-a2ce-7649ac1c606d|_0.html

Cet argument est très intéressant  à plusieurs titres et mérite que l’on s’y attarde.

Pourquoi toujours se référer à la France ?
A ma connaissance, personne dans le gouvernement n’a fait référence à la France.
Effectivement, les situations sont trop différentes pour pouvoir servir de référence, cependant, la seule leçon que l’on peut en tirer c’est que la mise en place des mesures de laïcité (port du voile a l’école et autre) n’ont suscité aucun trouble, aucun incident. Tout le monde a respecté la loi sans drame et les statistiques ne montrent aucun drame humain de perte d’emploi ou de déscolarisation des filles et femmes.
Que les féministes se rassurent sur ce sujet, il n’y aura pas d’enfants mourants de faim à cause de la charte.
Il a montré aussi que ce qui a déclenché la décision de faire une loi, ce sont les demandes des jeunes filles d’origine étrangère qui voulaient pouvoir échapper aux pressions communautaires.

La France, soit dit en passant, est la championne du monde des mariages mixtes (24% conte 17% pour le Québec et…. 4% pour le Canada), ce qui devrait suffire à faire taire ceux qui traitent les français de racistes. C’est bien le Canada multiculturalisme – et ses admirateurs béats au Québec –  qui a une conception racisante de la société, lui qui favorise les ghettos et le repli sur soi, sans parler de la question autochtone, groupe paria qui lui sert de défouloir.
Ceux qui parlent le plus de tolérance sont en général ceux qui la pratiquent le moins…

Donc, s’il vous plait, ne parlons que du Québec dans ce débat, il n’est pas besoin d’aller chercher ailleurs des mauvaises raisons de ne pas se donner des règles de vivre ensemble claires.

Les idées venues d’ailleurs, je croyais que c’était cool ?
L’autre enseignement est de voir que certaines idées venues d’ailleurs sont elles plébiscitées: les femmes voilées, les Burkini et horaires séparés dans les piscines publiques, les mariages forcés ou arrangés, le contrôle des vies de nos enfants du Québec par des communautés, c’est ‘so cute’ pour les tenants du multiculturalisme canadiens qui voient dans les immigrants pris dans leur communautés des faire-valoir à bon compte de leur bonne conscience.
Peu importe que ces communautés fassent pression sur  leurs enfants ou sur le public ; cela se passe dans un autre quartier que le leur et ca donne un verni respectable qui cache une vision paternaliste et inégalitaire de l’humanité.
« Je suis tellement tolérant(e) que je  tolère des pratiques que je n’accepterais pas pour mes propres enfants »
Vous avez dit racisme, indifférence à l’autre ?

Par contre, il en va tout autrement quand les idées viennent d’ailleurs (éventuellement) et remettent en questions ce schéma bien huilé.
Là, plus de tolérance, plus de bienveillance pour les ‘belles différences qui nous enrichissent ‘, plus d’ouverture à l’autre et d’ouverture au Monde : rien que de l’ingérence étrangère !
Si l’idée vient – en plus – de France,  alors, il est de bon ton de trouver ca moche, pas beau dans le microcosme  médiatique montréalais qui n’en n’a pas encore fini avec le complexe d’inferiorité.
Et si les européens francophones demandaient des accommodements raisonnables pour vivre dans un État laïque, sans pression religieuse en refusant d’interagir avec un représentant de l’État se signifiant ouvertement religieux ?
Ce serait à n’en pas douter de l’intolérance crasse!
Pourtant, ce serait ‘dans leur culture’, non?

Les bons immigrants sont ceux qui la ferment!
En fait, cela montre que le multiculturalisme aime surtout les immigrants qui se taisent, qui forment une minorité rassurante – sans revendication ou adhesion a un projet nationale, qui ne participent pas aux débats publics, qui restent bien dans leur rôle et leur cadre (géographique et social) défini pour eux.

Les immigrants qui parlent français, qui s’intéressent à la chose publique comme les européens, les magrébins, les africains francophones c’est embêtant : ca gratte !
Ne pourraient-ils pas se taire, et juste travailler et payer leurs impôts, comme les autres et nous laisser rêver avec nos belles certitudes collantes et roses bonbons?
Oui, la liberté est LA valeur fondamentale du Québec, c’est pour cela qu’il doit se prévaloir de règles qui bannissent les pressions communautaires, qu’il s’assume  et surtout qu’il tienne ses promesses à ceux qui quittent tout pour venir vivre au Québec sans retrouver les pressions du pays qu’ils ont quitté.

Le Québec en a le devoir, le Parti Québécois va le réaliser.
A Outremont plus que partout ailleurs, soutenons-le !

Nicolas D.

Note : Les pages opinions sont ouvertes aux adhérents et sympathisants du PQ Outremont-Cotes des neiges et n’engagent pas l’exécutif.

Le multiculturalisme canadien, l’idiot utile de tous les fondamentalismes

« L’expression « idiot utile » s’applique à des personnes qui servent de fait, bien involontairement, des desseins qui leur échappent et qui contredisent leurs aspirations profondes. » Wikipedia

Comment expliquer que les plus farouches opposants à l’établissement de règles communes définissant une société laïque soient d’une part les fondamentalistes religieux de tout bord qui considèrent que les vies en société  doivent s’adapter aux pratiques, définies par eux comme religieuses, et d’autre part les apôtres canadiens ou québécois du multiculturalisme, cette idéologie qui préfère une organisation ghettoïsée en silo de la société, sans volonté d’interactions véritables entre ses composantes.

Les fondamentalistes ont en horreur l’idée de la différence, et encore plus  celle du droit autre que divin et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils prônent une organisation séparée des communautés, bien étanches pour, sous le prétexte culturel ou religieux,  contrôler la vie de la population sous son emprise.

Le multiculturalisme mise lui sur la paresse intellectuelle et citoyenne pour faire accepter l’idée qu’un pays, qu’une nation ne doit pas avoir de ciment qui unirait ses citoyens, mais est juste une juxtaposition géographique de communautés sans lien entre elles autre que le partage des frais de fonctionnement (impôts).
La volonté (la peur?) de ne jamais aborder les questions liées à l’identité par peur de la chicane et le refus de considérer ces débats avec une certaine profondeur historique achèvent de faire fuir les bonnes âmes formatées par 30 ans de Trudauisme devant leur responsabilités citoyennes.

C’est donc tout naturellement que ces deux idéologies, aux desseins opposés, se retrouvent ensemble à lutter contre les états bâtis sur l’humanisme qui cherchent à contrer les pressions fondamentalistes.
Mais les forces au sein de cette alliance sont inégales : autant l’idéologie multiculturelle repose sur du sable et est vouée à s’effondrer sur elle-même, autant les fondamentalismes ont pour eux une stratégie à long terme.
Tout comme cela s’est passé au Royaume Unis, aux Pays-Bas, dans les pays nordiques, défenseurs acharnes du multiculturalisme, ses abus inévitables et ses tensions sociales inhérentes ont changé drastiquement d’approche pour tomber dans l’autre extrême, celle de la stigmatisation des étrangers, car ils sont restés pendant toutes ces années de séparation, étrangers les uns envers les autres ; pas de mariages mixtes, des canaux médiatiques parallèles, écoles aux contenus distincts etc…

On le voit, ces deux partenaires sont de force et de résistance inégales face à l’Histoire et au temps alors quelle est la raison de leur alliance initiale, quelle idée, quelle ressort philosophique les rapproche ?

La croyance qui relie ces deux groupes est celle d’une conviction : celle de l’inégalité des hommes.
Ces deux groupes considèrent, chacun à leur manière, que les différences culturelles, religieuses ou raciales justifient la distinction entre les hommes, et donc naturellement la séparation en communautés de la société. Que selon leurs origines, cultures ou religions, ils sont par essence, différents, d’une autre nature.

Les uns considèrent que le monde se divisent en deux : les croyants et les non-croyants, les élus et non élus, les dignes d’intérêts et les autres. Ceux là, tout naturellement s’efforcent à protéger ‘le bon grain de l’ivraie’ en s’isolant soit passivement, soit activement en exportant le modèle dans les pays  à faible conscience identitaire comme le Canada ce modèle.

Les autres considèrent que finalement, les hommes et les femmes qui viennent d’ailleurs avec d’autres croyances ne sont finalement ‘pas vraiment comme nous’ et qu’ils sont trop différents pour être dignes des standards locaux en matière de droit, d’égalité hommes-femmes, de dignité humaines, etc…
S’ajoute à cela le concept  – trop ostensiblement généreux pour être honnête – du fameux ‘droit à la différence’ qui justifie sous un verni de bonne intention une vision finalement teintée de racisme sous-jacent. (Un jour il faudra penser à un droit à l’indifférence…)
Comment la maman qui éduque sa fille dans un quartier favorisé (prenons Ville-Mont-Royal par exemple) avec le principe d’égalité homme-femme, de liberté individuelle, de libre choix peut-elle accepter que dans le quartier voisin de 500 mètres (disons Cotes-des-Neiges) les jeunes filles et garçons subissent des règlements d’un autre âge qui seraient insupportables pour leurs propres enfants.
Je fais ici référence aux pratiques de ségrégation sexuelle dans les piscines publiques de cotes-des-neiges, par exemple.
Tout comme la tortue se soucis peu de la condition du pigeon, car hors de son univers, les communautés de la société multiculturelle n’ont pas vocations à s’intéresser les unes aux autres du moment qu’elles ne se sont pas en conflits – en espérant que cela dure.
« Qu’ils s’arrangent entre eux autres » pourrait-on résumer.

C’est une conception cohérente et respectable de la vie en société, ce n’est tout simplement pas celle du Québec et  le Québec a le droit – et le devoir – de défendre sa vision de l’humanité en liberté sans subir les dictats accusateurs des faiseurs d’opinion de nos voisins canadiens. Pourtant, ils pourraient y voir l’occasion de mettre en pratique le fameux droit à la différence et une occasion de célébrer la belle diversité du Canada qu’il promeuvent.

C’est bien respecter ceux qui décident de venir vivre ici que de les considérer comme des populations adultes qui doivent avoir les mêmes droits et devoirs que tous les autres et d’assurer les conditions d’une vie sociale apaisée.

Seule une  laïcité assumée le permet.

Cette question est bien un des marqueurs fondamentaux de la différence de sensibilité du Québec d’avec le Canada anglais et est évidemment une raison – quasiment suffisante a elle seule – pour que le Québec devienne un pays libre de s’épanouir en accord avec ses valeurs sans trainer le boulet multiculturel canadien, mais bien en concrétisant un inter-culturalisme québécois.

La charte en discussion ces prochaines semaines est un premier pas nécessaire et significatif.
Soutenons sans réserve le gouvernement dans son projet.

Nicolas D.

Note : Les pages opinions sont ouvertes aux adhérents et sympathisants du PQ Outremont-Cote des neiges et n’engagent pas l’exécutif.

La laïcité, la véritable amie des spiritualités

La discussion sur la charte des valeurs québécoises va donner lieu à des débats passionnés ces prochains jours.

Bien sur, il faut soutenir le gouvernement dans cette démarche, notamment pour donner un coup d’arrêt au Québec au multiculturalisme, allié des fondamentalismes, et définir une société qui respecte à la fois les fondements historiques du Québec et ceux qui décident de venir vivre ici, au Québec, pays de liberté comme cela leur a été vendu par le Québec.

Un argument ne manquera pas de surgir chez ceux qui, opposés à la neutralité religieuse dans les services publiques,  défendent l’approche multiculturaliste qui veut que les croyances de chacun ont préemption sur les lois : celui qui présente la laïcité comme une démarche antireligieuse et donc anti-immigrants.

Au contraire, la laïcité stricte permet justement aux spiritualités de s’exprimer dans la cadre prive en toute liberté.
Personne ne croit une seule seconde que les fondamentalismes ont pour but d’accompagner les croyants ou ceux qui sont en recherche vers une démarche spirituelle.
Le but des ces fondamentalismes est d’user du droit temporel qu’ils s’attribuent pour  contrôler une population dans un but politique ethnicisant, car leur croyance se base sur un postulat d’inégalité entre les hommes, en l’occurrence, croyant ou non croyant, élus ou non.

La laïcité, c’est-à-dire la stricte neutralité de l’État, permet d’exercer la religion librement, à l’abri des pressions communautaires.
Si l’État accepte des pratiques dictées par une croyance (régime alimentaire dans les CPE et écoles, voile dans la fonction publique, etc…), comment une jeune fille ou femme va pouvoir faire face à la pression communautaire?
L’État doit protéger toute sa population, même celle qui vient de pays ou les croyances dictent les comportements. C’est la responsabilité du Québec de le faire.

La laïcité, c’est extirper de la pratique religieuse le contrôle des vies que s’octroient ceux qui veulent promouvoir une société séparée, et c’est permettre les démarches spirituelles libres de toute pression.

L’immense majorité des immigrants ne demande qu’une chose : s’intégrer, vivre en paix au Québec et pouvoir pratiquer leur religion en toute quiétude en respectant les lois du pays.

Encore faut-il que le Québec puisse énoncer les règles, à défaut de quoi, il est normal que les demandes traitées au cas par cas suscitent à chaque fois polémiques et questionnements, ce qui fait grandir les ressentiments de toutes parts.

« Dites-nous les règles une bonne fois pour toute que l’on sache que qui est acceptable ou non chez vous» doivent se dire les immigrants avec raison a leur arrivée.

Se satisfaire de paresse intellectuelle et politique de ne pas aborder ce sujet, c’est offrir aux fondamentalistes notre pays sur un plateau et surtout c’est trahir ceux qui ont décidé de choisir le Québec pour y vivre en liberté.

C’est à ce projet que s’octroie le gouvernement du Parti Québécois, seul à avoir le courage d’aborder ce sujet fondamental.

Le Parti Libéral, est comme toujours muet sur ce sujet et Québec Solidaire a choisi un multiculturalisme béat. La Coalition Avenir-Québec ne sait pas quoi penser comme a son habitude ; parions qu’elle se ralliera lorsqu’elle constatera l’adhésion des québécois.

Nicolas D.

Note : Les pages opinions sont ouvertes aux adhérents et sympathisants du PQ Outremont-Cote des neiges et n’engagent pas l’exécutif.

Multiculturalisme et charte : ne pas céder à l’intimidation

Dans les prochaines semaines, le débat sur la charte de la laïcité, renommée assez maladroitement Charte des valeurs Québécoises, va faire rage et nous verrons les tenants du multiculturalisme attaquer de toutes leurs forces les tentatives du gouvernement du Québec de disposer d’une loi pour encadrer les pratiques religieuses dans les services publiques afin que la laïcité au Québec devienne enfin une réalité.

 Assez de devoir se défendre de vouloir l’Égalité,  l’approche raciste, c’est le multiculturalisme !

Les accusations de xénophobie et de racisme à l’encontre du Québec vont fuser de toute part et il est important de comprendre que l’établissement de règles communes pour tous est au contraire la manifestation de la volonté de vouloir vivre tous ensemble dans l’harmonie en actant de l’égalité de tous les Hommes.

On ne peut accuser de racisme ceux qui militent pour que tous les enfants et citoyens soient traités également.

Au contraire, il faut faire savoir que ce sont ceux qui pensent que les immigrants sont tellement différents qu’ils ne méritent pas d’être considérés comme des citoyens comme les autres qui ont une approche ‘racisante’.
Il est temps d’arrêter de se défendre de vouloir l’égalité de tous, mais passer à l’offensive et dénoncer l’approche multiculturaliste qui définit les individus selon leur origines et non pas comme des êtres semblables et leur attribut – ou pas – des droits et des devoirs en fonction de leurs origines ou croyances.

Les racistes, ce sont eux, les multiculturalistes qui considèrent qu’il y a des citoyens à deux vitesses, ceux qui sont dignes d’être protégés par l’État et ceux qui sont trop étranges et dont on peut sous-traiter les conditions de vie a leurs communautés.

C’est normal que le ROC et ceux qui luttent pour que le Québec reste inféodé au Canada se battent contre l’idée d’une société véritablement laïque qui se donne des règles communes pour vivre ensemble. C’est en effet l’exact contraire du multiculturalisme qui est précisément de ne pas se donner de règle pour ne pas vivre ensemble, mais cote- à -cote, comme des êtres trop différents pour pouvoir se côtoyer, se marier, se parler.

La neutralité religieuse de l’État : condition nécessaire pour vivre ensemble en harmonie.

La vérité est simple, avoir des règles communes est LA condition pour faire cohabiter durablement et dans l’harmonie des populations d’origines diverses.
La règle commune apaise les tensions, permets de favoriser les partages, de former des couples mixtes, véritables indicateurs d’intégration, etc…
Le cas par cas, exacerbe les rancœurs, ghettoïse les populations, favorise le repli sur soi des communautés, empêche l’établissement d’une identité commune et surtout prépare l’instabilité sociale. Lorsque la situation économique, politique, géopolitique deviendra tendue, l’ « Autre », la communauté d’à coté que l’on ne connait pas que l’on à favorisé les ghettos sera montrée du doigt.

Le Québec sera d’autant plus respecté par ses nouveaux arrivants qu’il saura définir des règles claires et leur donner la garantie que l’État les protègera de ceux qui utilise les religions et les communautés pour leur agenda politique.

 Le multiculturalisme canadien : l’idiot utile des fondamentalismes

Ne nous y trompons pas, ce débat est fondamental et il va révéler localement, ici au Québec, le rapport de force qui s’opère partout dans le monde entre ceux qui considèrent que les hommes sont fondamentalement égaux, de même nature et ceux qui pensent qu’ils sont trop différents pour pouvoir être considérés comme semblables.

On peut nommer les premiers comme étant universalistes, le Parti Québécois s’est clairement positionner sur cette ligne.
Les seconds sont les différentialistes, qui rassemblent à la fois les fondamentalistes religieux qui veulent séparer les hommes en catégories distinctes selon leur croyances et ériger des murs entre les citoyens et ceux qui au Canada ou au Québec pensent que les immigrants s’installant au pays sont tellement différents qu’on ne peut leur accorder les mêmes droits et devoirs que les autres.

Cette alliance de fait entre les fondamentalistes et les bonnes âmes confondant le droit a la différence avec le laisser faire irresponsable serait risible si elle n’était pas dangereuse.
Le Canada qui par naïveté, ou par opposition à une volonté du Québec de s’affirmer, ouvre grande les portes aux comportements rétrogrades, aux pressions communautaires envers nos enfants du Québec, nous n’en voulons plus!

La charte, un message clair pour stopper les avancés fondamentalistes au Québec

Le Québec a donc le devoir impérieux de trouver le courage de protéger ses enfants, tous ses enfants,  malgré les pressions.

Ici à Cote-des-neiges et à Outremont, on peut voir les effets de cette pression communautaire.
Deux petits exemples de la vie quotidienne…
La distinction entre les hommes et les femmes dans les piscines publiques de Cotes-des-Neiges « parce que c’est dans leur culture » est acceptée, et encouragée par l’arrondissement.
Cette année, c’est le Burkini (maillot de bain islamique) qui est autorisée dans l’arrondissement Cotes-des-neige et a fleuri cet été.

Même si ces questions ne sont pas adressées par la Charte, quelle est le message envoyé par ce laissez-faire?
Le message envoyé aux  Djamila qui habitent Cote-des-Neiges est qu’à cause de leurs  origines et de leur sexe, elles ne peuvent pas  accéder librement au bain libre avec les garçons et que si elles s’appelaient Julie de Ville-Mont-Royal, elles auraient des droits différents.
Le message est que les politiciens du Québec ne les trouvent pas assez importantes pour les défendre contre les pressions communautaires.
Enfin, le message est aussi un grand ‘Welcome’ aux militants extrémistes de tous bord, vous êtes les bienvenus au Québec car les fonctionnaires ou élus n’ont pas le courage ou la conscience de définir des règles claires.  La rue est a vous!

Bien sur, la Charte de règlera pas tout, mais le débat sera l’occasion d’envoyer plusieurs messages :

- Aux militants fondamentalistes : « Nous avons conscience de votre influence et nous avons décidé que nous protègerons les populations de votre influence car vos valeurs ne sont pas les nôtres »
Aux nouveaux arrivants : « Ayez confiance que le Québec vous permettra de vivre librement, en paix dans une société  ou la religion reste du domaine du spirituel et du privé»
Au Reste du Canada : « Non nous ne sommes pas raciste. Oui, nous avons une conception différente de vous de l’immigration et de la citoyenneté. Nous pensons que ceux qui choisissent de vivre ici méritent d’être considérés comme nos semblables et de s’intégrer au Québec. »
Aux organismes divers du Québec : « Il y a maintenant une base juridique pour définir les cadres de vie et règlements dans les CPE, centre de loisir, etc… sans subir de pressions. »
Aux ‘Québécois de souche’ : « Soyez fier d’affirmer que l’Égalité Homme-Femmes est une réalité non négociable et soyez conscient que ceux qui décident de venir vivre au Québec, en particulier les femmes, veulent cette égalité. Ne les trahissez pas. »

Profitons de ce débat pour montrer le vrai visage du Québec, celui d’un pays qui sait ou il va et qui a le courage de suivre sa voie, soutenons le gouvernement.

Nicolas

Aller plus loin…
Association des Musulmans et des Arabes pour la Laïcité au Québec http://www.amalquebec.org/

Le Mouvement laïque québécois (MLQ)
http://www.mlq.qc.ca/

Coalition Laïcité Québec
http://laicitequebec.wordpress.com/

Note : Les pages opinions sont ouvertes aux adhérents et sympathisants du PQ Outremont-Cote des neiges et n’engagent pas l’exécutif.

Rencontre avec Daniel Breton à Outremont – Jour de la Terre – 21 Avril 2013

L’exécutif du Parti Québécois d’Outremont a le plaisir de vous inviter à rencontrer Monsieur Daniel Breton, député de Saint-Marie-Saint-Jacques et Roxanne Gendron, candidate pour Outremont lors des dernières élections.

Breton

Cette rencontre aura lieu le Dimanche 21 Avril 2013, Jour de la Terre, à partir de 17h30 au EM Café, 5718, av du Parc, Montréal, QC.

Une belle occasion pour échanger sur les projets du Parti Québécois avec Daniel Breton et en particulier ceux relatifs à l’électrification des transports et à l’environnement.
De plus c’est un moment idéal pour partager une bière « Rescousse »,  bière locale et engagée.
Roxanne_Gendron
En vous remerciant de contribuer ainsi au financement qui nous donnera les moyens de mener la prochaine campagne dans les meilleurs conditions pour faire des gains, promouvoir la souveraineté, contrer Québec Solidaire et être ceux qui sortirons  les libéraux d’Outremont pour donner un gouvernement majoritaire au PQ, condition nécessaire pour donner au monde un nouveau pays, défenseur de l’Égalité, des libertés et de l’environnement : Le Québec.

L’exécutif du Parti Québécois Outremont

Qu’on se le dise : Une bière Rescousse vous sera offerte !!!

Contacts :
pq.outremont.cdn@gmail.com

Information Pratiques :

Prix d’entrée 25 $
EM Café http://emcafe.ca/
5718, av du Parc, Montréal, QC, à proximité du Outremont      ou  Place-des-Arts
Téléphone : 514.303.5735
Parti Québécois Outremont http://www.pqoutremont.net
Projet Rescousse http://www.rescousse.org/